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18 JUILLET 2016

 

72 ans après, Barrême se souvient.
Commémorer, c'est mettre en évidence des valeurs qui incarnent la liberté, la citoyenneté, la démocratie et les droits de l'homme.
Commémorer, c'est se rappeler leur combat, leur courage, et les fondements de leurs idéaux.
Commémorer, c'est un temps qui permet d'évoquer la dette que nous avons à l'égard des résistants, dont l'action fut cruciale pour libérer notre sol.

C'est en ces termes que J L Chabaud, maire de Barrême, évoquait le souvenir de Gérard Pierre Rose dit Manfred, et du Capitaine Arnoux, tombés, lâchement assassinés, sous les balles nazis, il y a 72 ans. 

En ce jour, 18 juillet, Barrême se souvient.
Une stèle, édifiée à la Barre d’Auran, sur le lieu de leur supplice, ainsi qu' une place à Barrême, portant le nom de Pierre Rose, rappellent le rôle important que celui ci a joué dans l’histoire de la résistance basse alpine et Barrêmoise. C'est à cette stèle que chaque année, les représentants de l'Amicale Fort de France et les représentants de la commune, viennent  avec émotion et recueillement déposer une gerbe au monument érigé à la mémoire de ces deux hommes.

Cette année encore ce devoir de mémoire s'est déroulé le jour même de l'anniversaire de cet assassinat après que la veille, les acteurs survivants, parents et amis , se soient rendus en "pèlerinage" , à la Chapelle puis à la Haute Melle chez Monsieur et Madame Blanc , sur les traces du maquis Fort de France, là où pendant de longs mois ils eurent l'occasion de forger des liens de camaraderie à jamais inoubliables. Il y a 72, mais René FLESSELLE, Freddy O CURTY TREBBIANI, Paul COLLOMP, André VALENTINI étaient encore présents pour honorer leurs camarades. D'autres manquaient à l'appel : Pierrot Maurel, dit TALIN, disparu il y a quelques jours.
72 ans après, les rangs s'éclaircissent, mais les derniers frères d'armes se souviennent. Dédé ROUVIER qui les côtoya est intarissable à leur sujet.
J L Chabaud terminait son discours en ces termes :''Pour que votre sacrifice ne soit pas vain, nous honorons votre mémoire, vous les valeureux combattants à qui nous nous devons aujourd’hui notre liberté''.
Cette année, hélas, aura été l'occasion de réunir dans les mêmes pensées, les victimes du dernier attentat du 14 juillet. Le discours officiel trahissait l'émotion et le respect des uns et des autres.
La minute de silence qui suivit, n'en fût que plus assourdissante.
Le chant des partisans qui clôturait la cérémonie rappelant à tous que «Le verbe résister doit toujours se conjuguer au présent.»

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